LA GEMMOTHERAPIE

L’arbre

L’arbre ce géant de la planète, est le symbole de la force vitale de la création, alors que son coeur pénètre la terre et l’envahit par ses racines, ses rameaux épousent le ciel. Il suffit d’admirer des photos de la canopée pour ressentir avec émerveillement cette force des arbres. L’arbre est un trait d’union entre le ciel et la terre.

Chez les végétaux, l’arbre est le plus verticalisé de tous. Par cette verticalité, l’homme lui ressemble mais à la différence de l’arbre, lui est doué de mouvements volontaires.

Pour atteindre l’équilibre idéal, physique et mental, gage d’une santé parfaite, l’homme, reflet de l’Univers, doit vivre en harmonie avec les forces de la nature dans lesquelles il baigne et au premier chef, dans cet océan de végétal.

Il existe une certaine similitude entre l’arbre et l’homme. Dans son aspect général, l’arbre se compose de trois parties distinctes:

-Un étage inférieur caché sous la terre (ce sont les racines) en communication avec tous les minéraux et micro-organismes de la terre (bactéries, champignons,…). Ce niveau est aussi en analogie avec l’étage inférieur de l’homme, c’est à dire la zone sous-ombilicale du tronc, représenté essentiellement par son étage digestif colique où se situe sa flore intestinale (micro-organismes humain fait de bactéries)

-Un étage moyen dénommé fût et constitué du tronc et des grosses branches; c’est l’étage de communication entre le ciel et la terre, qui distribue d’ailleurs la sève. Cet étage est en similitude avec l’étage moyen de l’homme, c’est à dire la zone située anatomiquement entre le diaphragme et le péritoine, qui est constitué du niveau de la première digestion, du pancréas et des gros tronc vasculaires.

-Enfin, un étage supérieur formé du houppier (les feuilles et les branches); c’est l’étage de la communication de l’arbre avec la lumière et des échanges gazeux de la fonction chlorophyllienne. Ce niveau est en parfaite similitude avec l’étage « ciel » de l’homme ou étage respiratoire sus-diaphragmatique thoracique des poumons et le coeur.

Le Bourgeon

Le bourgeon est un élément majeur de l’arbre, il est en position carrefour, comme l’arbre, entre le ciel et la terre. Le plus souvent situé à l’extrémité des branches de l’arbre, il communique directement avec son environnement, c’est en cela qu’il est symboliquement carrefour entre le ciel et la terre ou entre l’arbre et l’air. En quelques sortes, il fait la liaison entre les quatre éléments (Terre, eau, air, feu).

Le bourgeon a un contact privilégié avec la lumière qui l’entoure et pourtant il est isolé d’elle, elle ne pénètre pas dans le bourgeon. La lumière, par le soleil, engendre la différenciation de la plante. La croissance végétale est intimement liée au soleil. Dès que le bourgeon se laisse envahir par la lumière, la fonction chlorophyllienne se met en route et il quitte sa quiescence, il se différencie. C’est à ce moment-là qu’il éclot. La naissance à une continuation de la vie végétale s’effectue, de nouvelles tiges, des feuilles, des fleurs et des fruits apparaîtront. Ce mécanisme de perpétuation est infini.

Il n’existe pas d’arbre sans lumière. Celle-ci est permissive pour la production d’oxygène à partir du gaz carbonique et pour la fabrication de la chlorophylle.

gemmotherapie-alternativesante.frLe bourgeon, c’est l’embryon de la plante

La Gemmothérapie, ou Phytembryothérapie, est basée sur l’utilisation des tissus embryonnaires des arbres ou des plantes. Le bourgeon en est l’élément essentiel, ainsi que les tissus embryologiques, comme les jeunes pousses, les radicelles…

Le bourgeon situé sur la branche de l’arbre et subit les influences à la fois :

  • telluriques, en tant qu’émanation du tronc, sorte de cristallisation végétale du sol sous l’influence des éléments Terre (les minéraux, les gemmes) et Eau (la sève : le sang de l’arbre ou de la plante) ;
  • et cosmiques, en tant que précurseur de la feuille ou de la fleur sous l’influence des éléments Air (la feuille) et Feu (la fleur).

Les bourgeons possèdent ainsi certaines propriétés thérapeutiques supérieures à celles des diverses parties de la plante mature. Le bourgeon, étant un embryon, porte en lui le potentiel de développement de la plante, un peu comme s’il était à la fois les racines, les tiges, les feuilles, les fleurs et les fruits. Il contient également de fortes concentrations d’éléments actifs comme des hormones, des oligo-éléments, des vitamines, des minéraux, etc.

Le bourgeon est en effet la principale réserve des méristèmes (groupe de cellules embryonnaires indifférenciés du végétal, sans principe de photosynthèse, qui se multiplie rapidement ; une seule de ces cellules embryonnaires, in vitro, peut reconstituer le végétal dans sa totalité). Elles contiennent une grande quantité d’acides nucléiques (information génétique) et renferment également des minéraux, oligo-éléments, vitamines, enzymes, facteurs de croissance divers (auxines) et gibbérilines, hormones qui disparaissent dès la formation de la chlorophylle.

Les adeptes de la gemmothérapie parlent de la « globalité » du bourgeon. Le tissu embryonnaire offre non seulement une teneur supérieure en composés actifs, mais un spectre d’action beaucoup plus vaste que chacune des parties de la plante prises isolément.

Par exemple, le bourgeon d’aubépine posséde à la fois les propriétés du fruit (action sur le muscle cardiaque) et de la fleur (action sur le rythme cardiaque). Plus évocateur encore, le bourgeon de tilleul combine les vertus calmantes associées à la fleur de cet arbre, et les propriétés dépuratives et diurétiques de l’aubier, la partie tendre et blanchâtre qui se forme chaque année entre le bois dur et l’écorce.

Pour toutes ces raisons, la gemmothérapie est parfois qualifiée de « phytothérapie globale ». Toutefois, cette « globalité » ne doit pas être érigée en règle absolue. Le bourgeon ne présenterait pas toujours toutes les propriétés de la plante. La croissance peut également jouer un rôle important, sinon essentiel, dans l’acquisition de certaines propriétés. Par exemple, le bourgeon de la framboise ne possède pas la forte teneur en vitamine C du fruit mûr.

La méthode « originale » d’extraction, les macérâts

L’utilisation de bourgeons dans la pharmacopée traditionnelle remonte au Moyen Âge, à l’ère des alchimistes. On se servait notamment des bourgeons du peuplier pour la confection d’un onguent et de ceux du sapin pour la fabrication de sirops à usage pectoral. Mais ce n’est qu’au cours des années 1960 que le Dr Pol Henry (1918-1988), un médecin belge, s’inspire des découvertes sur les cellules embryonnaires d’origine animale pour jeter les bases de ce qu’il allait nommer la « phytoembryothérapie ».

Le médecin établit alors une forme d’extraction propre aux tissus embryonnaires végétaux. Les bourgeons sont mis à macérer dans un mélange eau-glycérine-alcool pendant 21 jours, puis filtrés.

  • l’alcool permet d’extraire les principes actifs tels que les alcaloïdes et hétérosides, les glycosides et quelques acides,
  • l’eau récupère les dérivés hydrosolubles, les tanins, les sels minéraux, les flavonoïdes, les vitamines hydrosolubles et quelques acides,
  • la glycérine extrait les autres principes actifs : les phénols, les huiles essentielles et les flavonoïdes, ainsi que certains acides.

Cette extraction se fait donc sans agression biochimique :

  • pas de température élevée d’extraction qui tue la plante,
  • pas de congélation qui modifie la structure cellulaire de la plante,
  • pas de broyage qui casse les fibres et les cellules

Par ailleurs son titre alcoolique très bas, lui permet d’être administré aux enfants en bas âge.

La substance obtenue, appelée « macérât-mère », se compare à la teinture-mère, la base des solutions phytothérapeutiques.