LA THYROÏDE

Le mot « THYROÏDE » vient du mot GREC THUREORIDÊS, qui signifie « en forme de bouclier ».
Une petite glande située à la base du cou joue un rôle déterminant dans chacune de nos fonctions corporelles. Cet organe c’est la glande thyroïde. Elle sécrète des hormones thyroïdiennes qui interviennent dans le bon fonctionnement de divers systèmes indispensables à notre bien-être. Sans les hormones thyroïdiennes, la vie serait impossible. Elles jouent un rôle de contrôleur et de régulateur essentiels de l’activité métabolique dans pratiquement tous les tissus de l’organisme, elles assurent le développement cérébral chez foetus et les jeunes enfants, la croissance osseuse.
Elles stimulent la consommation d’oxygène, aident à réguler le métabolisme des lipides et des hydrates de carbones.

  1. Tchernobyl : les conséquences d’une erreur humaine 

Omerta sur la carte de la contamination radioactive de l’air

Parmi les sujets abordés dans cette BD, les mensonges sur le « nuage » de Tchernobyl. Suite à l’explosion du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl en Ukraine, le 26 avril 1986, des rejets radioactifs s’élèvent jusqu’à plusieurs kilomètres d’altitude et donnent naissance au sinistre nuage qui va balayer l’Europe.

Quatre jours plus tard, le journal télévisé d’Antenne 2 présente le parcours du nuage, et ajoute un panneau « Stop » à la frontière française !

En 1986, explosion d’un réacteur nucléaire ukrainien à Tchernobyl. Ce grave accident est le résultat de dysfonctionnements dans la construction des réacteurs, d’erreurs de manipulations (le système d’alerte avait été désactivé afin d’effectuer une expérience), de méconnaissances liées au danger du nucléaire. Des conséquences mal gérées et un temps minimisées. La radioactivité relâchée dans l’atmosphère bouleverse l’environnement, car les expositions aux radiations sont dangereuses. L’une de ses conséquences est l’apparition de problèmes thyroïdiens, mais aussi de cancers dans les mois et les années qui suivent.

L’institut de protection et de sureté nucléaire a défini après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl, quatre zones (schématiques) de contamination au césium 137. Des mesures ont été effectuées dans le sol, les légumes à feuillage et le lait.  Ces zones sont approximatives et théoriques, car des pics de maladies ont été relevés sur des zones très ponctuelles même inférieures à 750 Bq/m2 sur la carte. La cour d’appel de Paris a clos l’enquête sur l’impact du nuage radioactif estimant qu’il n’y avait pas eu de conséquences sanitaires mesurables.

L’épidémie de cancers de la thyroïde observée ces vingt dernières  années dans les pays développés; Dont la France serait principalement due au sur-diagnostic selon une étude mondiale de la santé (OMS).

L'épidémie de cancers de la thyroïde observée ces vingt dernières années dans les pays développés est principalement due au surdiagnostic, selon l'OMS

SUR-DIAGNOSTIC. Entre 1988 et 2007, 46.000 cancers de la thyroïde seraient dus à un sur-diagnostic en France. Un chiffre qui grimpe à 65.000 en Italie et jusqu’à 228.000 aux Etat-Unis ! L’épidémie de cancers de la thyroïde observée ces vingt dernières années dans les pays développés serait principalement due au sur-diagnostic, qui aurait concerné quelque 560.000 personnes au niveau mondial, selon l’agence du cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le sur-diagnostic consiste à diagnostiquer des cancers peu susceptibles de provoquer des symptômes au cours de la vie d’une personne ou de provoquer sa mort.

La majorité des cancers surdiagnostiqués ont été traités par des ablations complètes de la thyroïde » – Dr Silvia Franceschi, co-auteur de l’étude

Dans une étude publiée par la revueThe New England Journal of Medicine, le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC/IARC) basé à Lyon évalue à plus de 470.000 femmes et 90.000 hommes les personnes qui pourraient avoir fait l’objet d’un surdiagnostic de cancer de la thyroïde en l’espace de 20 ans dans 12 pays développés (AustralieDanemarkAngleterreFinlande, France, Italie, Japon, Norvège, République de Corée, Ecosse, Suède et Etats-Unis). « Des pays comme les Etats-Unis, l’Italie et la France ont été les plus touchées par le surdiagnostic du cancer de la thyroïde depuis les années 1980, après l’introduction des échographies, mais l’exemple le plus récent et le plus frappant est la République de Corée (cf. graphiques de l’image ci-contre)« , explique le Dr Salvatore Vaccarella, qui a dirigé l’étude de l’IARC. Il précise que quelques années à peine après l’introduction de l’échographie dans le cadre d’un dépistage organisé pour plusieurs types de cancers, celui de la thyroïde est devenu « le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes en République de Corée (Corée du sud), avec environ 90% des cas observés entre 2003-2007 qui pourraient relever du surdiagnostic ».

Dans des pays comme l’Australie, la France, l’Italie ou les Etats-Unis, le surdiagnostic est évalué entre 70 et 80% par les chercheurs de l’IARC, contre 50% au Japon et dans les pays nordiques. Pourtant, note le Dr Silvia Franceschi, l’un des auteurs de l’étude, « la majorité des cancers surdiagnostiqués ont été traités par des ablations complètes de la thyroïde, souvent associées à d’autres traitements nocifs comme l’ablation des ganglions du cou ou la radiothérapie, sans bénéfices prouvés en terme d’amélioration de la survie ».

Eviter les préjudices inutiles pour les patients

Des spécialistes tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années face au dépistage excessif et au surtraitement de certains cancers de la thyroïde à faible risque de progression. Dans un article paru en 2013 dans la revue British Medical Journal, des experts soulignaient déjà que les cancers dépistés étaient de plus en plus petits (jusqu’à 2 mm) grâce aux nouvelles techniques d’imagerie. La plupart de ces tumeurs sont des micro-cancers de type papillaire, dont le pronostic est particulièrement bon, avec une survie proche de 99% à 20 ans et qui pourraient, selon eux, faire l’objet d’une surveillance rapprochée et non de traitements agressifs d’emblée.

Certains experts ont même préconisé de débaptiser ces micro-cancers afin de dédramatiser le diagnostic et permettre aux patients qui le souhaitent d’opter pour une simple surveillance. « Il est crucial d’avoir plus de données de recherche pour évaluer les meilleures approches face à l’épidémie de cancers de la thyroïde et éviter des préjudices inutiles pour les patients » relève de son côté le Dr Christopher Wild, directeur de l’IARC.

Dés notre naissance, la thyroïde joue un rôle essentiel.Elle régule notre métabolisme,, autrement dit l’ensemble des réactions chimiques au niveau cellulaire permettant au corps de fonctionner.

les hormones thyroïdiennes interviennent dans des fonctions aussi vastes que la croissance osseuse, le développement mental, la transformation des graisses et des sucres, la consommation d’énergie, la température du corps, le rythme du coeur, le fonctionnement du tube digestif et de l’appareil génital. Elles agissent aussi sur notre peau, nos cheveux et nos ongles. Elles permettent à l’organisme de s’adapter aux conditions extérieures. On dit de la thyroïde qu’elle est le régulateur central de notre organisme.

C’est en quelque sorte la vitesse de fonctionnement de notre organisme que contrôle la thyroïde, grâce aux hormones qu’elle sécrète dans le sang et qui agissent comme des messagers en direction des organes. Chez l’enfant, ces hormones participent à la croissance et au développement en agissant sur le système nerveux et le squelette. A l’adolescence, elles conditionnent la pousse de croissance de la puberté et la maturation sexuelle. A l’âge adulte, elles contribuent au bon fonctionnement du système nerveux et à l’entretien des os. C’est cette diversité des cibles et leur importance qui font de la thyroïde le gendarme de la régulation corporelle.

Si elle est en « sous-régime » c’est à dire si elle fonctionne à un niveau trop bas, l’ensemble de l’organisme en sera affecté: Les autres glandes qui sécrètent des hormones et toutes les hormones fonctionneront elles aussi à un niveau trop bas. C’est ce que nous appelons une situation d’hypothyroïdie.

 

Si elle fonctionne à un niveau élevé, l’organisme fonctionne comme s’il était en sur-régime: on parle d’hyperthyroïdie. Le coeur bat trop vite, on à trop chaud,  ….

Ceci dit, il arrive que la thyroïde fonctionne correctement mais que les hormones thyroïdiennes sécrétées par la thyroïde ne puissent pas remplir leur rôle correctement. Dans ce cas on parle d’hypothyroïdie fonctionnelle: c’est une situation où la personne présente les signes cliniques, les symptômes d’une hypothyroïdie sans nécessairement avoir une thyroïde qui fonctionne mal.

L’alimentation optimale et les bons gestes pour la thyroïde 

Devant une situation d’hypothyroïdie, il est évident qu’il faut en premier lieu essayer de corriger cette situation en agissant sur la carence en hormones thyroïdiennes à une personne qui présente par exemple une carence en iode, …..

Même si il y a prescription d’un supplément d’hormones thyroïdiennes de manière temporaire pour obtenir une amélioration rapide des symptômes.

Eviter les polluants, pesticides, …

En Nutrithérapie 

il faudra remédier aux carences en nutriments et micro-nutriments qui sont indispensables au bon fonctionnement de la thyroïde en complémentant si nécessaire.

Il faudra optimiser son alimentation, il est nécessaire de « nourrir » la glande thyroïde par l’apport d’un ensemble de nutriments destinés à renforcer son activité.

CONCLUSION

Êtes vous fatigué e permanence?

Avez vous des sautes d’humeur , êtes vous dépressif? …….

On sait en effet, qu’une alimentation adaptée ainsi qu’une complémentation en nutriments indispensables (vitamines, oligo-éléments, plantes, … au bon fonctionnement de la thyroïde, permettent de réduire les symptômes et d’éviter l’aggravation de la maladie.